Un magnifique coffret qui devrait ravir les collectionneurs. Les 14 albums du Floyd s'y trouve en format CD et pochette mini-vinyle. Bon... rien de nouveau musicalement : on aurait préféré la sortie d'un album live de la grande époques, mais la beauté de l'objet fait que l'on craque pour le voir dans sa discothèque.
Revenons donc à ces opus un par un :
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The Piper At The Gates Of Dawn (1967)
Seul album avec la formation d'origine (Syd Barrett (guitare) / Roger Waters (basse) / Rick Wright (clavier) / Nick Mason (batteries)) et sûrement un des meilleurs de tout les temps. Les compositions et les paroles de Syd Barrett nous font revivre le "Summer of Love" de 1967 et des titres comme
Astronomy Domine,
Matilda Mother et
Interstellar Overdrive sont de vrais chef-d'oeuvres. Mais Syd devient incontrolable, sa forte consommation de LSD et d'acides oblige les autres membres du groupe à se séparer de lui.
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A Saucerful Of Secrets (1968)
Syd Barrett est remplacé par le sublime David Gilmour qui se veut être un meilleur guitariste et un meilleur chanteur. Cependant, ce deuxième album manque de puissance par rapport au premier. On notera que le titre
Jugband Blues est signé Barrett.
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More (1969)
Dans cet album on a enfin LE son de la nouvelle formation, ce qui manquait à son prédécesseur. Des chansons comme
Cymbaline et
A Spanish Piece reste parmi les meilleur titres de cette périodes. Le single tiré de l'album est
The Nile Song (sorti seulement en France), il est considéré comme le premier single hard-rock.
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Ummagumma (1969)
Ce double album ( 1 live et 1 studio ) est plutôt moyen. Le live, comme on pouvait s'y attendre, est trés bon. L'album studio part d'une bonne idée mais le résultat n'est pas génial. On s'ennuie à mourir en écoutant
The Grand Vizier's Garden Party de Nick Mason et on est très déçu des titres de Roger Waters, on aurait cru mieux de lui.
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Atom Heart Mother (1970)
Celui-là il rattrape bien
Ummagumma. La mystérieuse chanson-titre est vraiment bien foutue car elle dure quand même 25 minutes. Les autres titres (plus court) sont aussi de belles réussites mais sont plus simples que les morceaux habituels des Floyd.
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Meddle (1971)
Dans le même esprit que
Atom Heart Mother, ce disque est une nouvelle réussite. Le titre
Echoes est construit sur une note répétée pendant tout le morceau et les mélodies sont vraiment... je ne sais pas comment dire.
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Obscured By Clouds (1972)
Pas grands choses à dire sur celui-là, les chansons sont très simples et ouvertes au grand public. Mais attention, un petit truc comme ça annonce l'arrivée du monstre
Dark Side.
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The Dark Side Of The Moon (1973)
Le plus grand succés des Pink Floyd. Peut-être leur meilleur. Toutes les chansons sont parfaites. L'album commence par des battements de coeur et explose quand les premiers accords de
Breathe résonnent dans l'atmosphère sombre donnée par
Speak To Me. La merveilleuse voix de Clare Torry dans
The Great Gig In The Sky termine la première face en apothéose. Ensuite arrive le hit internationale
Money où des bruits de pièces de monnaies servent de boîte à rythme. L'album se termine avec le grandiose
Brain Damage qui s'enchaîne avec
Eclipse. Les textes très personnel de Roger Waters (
Time,
Us And Them ) sont tellement fascinant que le groupe décide de les imprimer en intégralité sur la pochette (cette méthode est rare à l'époque). Aujourd'hui, une moyenne a été calculée comme quoi 1 foyer sur 6 dans le monde possède cette album.
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Wish You Were Here (1975)
Après a bombe
The Dark Side Of The Moon, les Pink Floyd doivent sortir un album à la hauteur. C'est chose faite avec
Wish You Were Here. L'enregistrement a été perturbé à cause de la venue de Syd Barrett lors d'une séance. Cela fait presque 10 ans que Nick Mason ne l'a pas revu et il éprouve une forte peine pour son ami qui est complètement ravagé par sa prise d'acides. Certains fans diront que "l'album est marqué par l'absence et la présence de Barrett". Sinon, le jeu de guitare de Gilmour est à son meilleur jour. La chanson
Shine On You Crazy Diamond est un exemple type de la musique progressive floydienne.
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Animals (1977)
En 77 c'est le Punk qui envahi London, et le slogant "I hate Pink Floyd" lancé par les Pistols n'est pas un bon signe pour assurer le succès commercial de
Animals. En effets, les premières places des charts sont occupées par les Sex Pistols, le Clash et Patti Smith, mais les Pink Floyd ne s'inquiète pas : ils avaient la même mentalité en 1967. Quand l'album sort, il devient n°1 et c'est normal, il est bien plus passionnant que tout les 45 tours keupons qui sortent en masse chez tout un tas de labels indépendants. Une fois de plus, les mélodies sont d'une efficacité ultime (
Dogs,
Pigs On The Wing), la chanson
Pigs (Three Different Ones) donne un avant goût de The Wall.
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The Wall (1979)
Que dire sur le meilleur opera-rock depuis
Tommy ? Waters, Gilmour, Mason et Wright ont un sacré projet : ils veulent que
The Wall se fasse en trois parties : un album, une tournée, un film. Ils engagent le fameux Bob Ezrin comme producteur. Pendant l'enregistrement, le morale est au plus bas et le groupe se sépare mais se reforme rapidement. C'est surtout entre Roger Waters et Rick Wright que les tensions sont fortes, ce dernier reproche au premier de vouloir tout contrôler. Malgré ces petits incidents, le double-album sort après presque un an de travail (très pénible). S'il y a au moins 1 chanson des Pink Floyd qu'il faut entendre c'est
Comfortably Numb (une de mes chansons préférée). La tournée (1980-81) sera une catastrophe : pendant le show les roadies doivent monter et démonter un immense mur en fausse briques (
Another Brick In The Wall) et cela devient physiquement impossible. Seulement 17 prestations live de
The Wall seront faites. Et enfin le film (1982) avec Bob Geldof est culte. Voilà le projet
The Wall aura duré de 1979-1982.
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The Final Cut (1983)
Les relations Waters/Wright explosent : Richard Wright quitte le groupe. Les Pink Floyd ne sont plus que trois mais décident malgré tout d'enregistrer un nouvel opus (les parties claviers seront faites par un certain Michael Kamen). Roger Waters produit et écrit intégralement l'album ; il veut le dédier à son père (un ancien combattant). Il assure également toutes les parties vocales. Tout ça contrarie évidement Gilmour, il ne chante pas et ses compositions sont refusées, et de nouvelles tensions montent entre Waters et le guitariste. Cela dit, on ne peut pas dire que
The Final Cut soit mauvais. C'est sûr qu'il manque la chaleur de David Gilmour mais des chansons comme
Two Suns In The Sunset et
The Fletcher Memorial Home sont exceptionnelles. Après ça, Roger Waters décident de partir en tournée solo : il ne jouera plus avec les Pink Floyd jusqu'en 2005.
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A Momentary Lapse Of Reason (1987)
David Gilmour et Nick Mason décident d'enregistrer un album sans Waters. Ce dernier leur fera d'ailleurs subir un procès pour avoir utilisé le nom
Pink Floyd sans son accord. Bref... Même sans lui, l'album est une grande merveille. Dave Gilmour refait appelle à Bob Ezrin et ils se chargent tout les deux de la production. Pour la première fois depuis 10 ans l'enregistrement se passe bien d'un point de vu ambiance. Rick Wright fait même une apparition en tant que
special guest. La basse est confiée à Tony Levin encore inconnu du grand public.
Dès le début de
Signs Of Life, on entre totalement dans l'esprit Pink Floyd.
Learning To Fly est pour moi un hymne du groupe.
Terminal Frost est virtuose et le son de la guitare de Gilmour est magique. Pendant la tournée Rick Wright est officiellement retour dans le groupe mais cette nouvelle version du Floyd n'est pas encore à son apogée.
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The Division Bell (1994)
Après l'échec commercial de
A Momentary Lapse Of Reason, les grandes tournées de Roger Waters et même pas un album solo de Dave Gilmour, les Pink Floyd semblent vraiment mort. Ces derniers rentrent au studio Britannia Row en 1993 pour enregistrer les premières prises d'un album qui sera sans doutes l'un de leurs meilleurs. Après ces démos, les Floyd vont dans le studio personnel de David Gilmour où ils seront accompagnés du bassiste Guy Prall déjà présent sur le live de la tournée précédente. Le résultat est sublime, du Pink Floyd dans toute sa splendeur, même sans Waters.
High Hopes est diffusés en boucle sur les radios et sur MTV. La tournée qui suit est aussi un triomphe. En plus de tout les classiques du groupes, l'intégralité de
The Dark Side Of Moon est interprété pendant le show. Tout cela est immortalisé dans le live
Pulse.
Plus de nouvelle des Pink Floyd depuis 1994 mise à part leur apparition au Live 8 à Londres en 2005.
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