Un blog un peu spécial

Un blog un peu spécial
Bruce Springsteen a donné une définition du rock'n'roll :

"C'est le samedi soir, en bagnole, avec les bières, les clopes et les gonzesses."

Il se peut qu'une meilleure définition de la chose existe.
Il se peut également qu'on ne la trouve jamais.

# Posté le samedi 09 février 2008 13:09

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 08:12

LIVE EARTH (warner bros)

LIVE EARTH (warner bros)
Les concerts contre le réchauffement planétaire du 7 Juillet 2007 sortent en digipack 1 CD - 2 DVDs. Certains titres ne figurent que sur le CD, d'autres que sur le double DVD et encore d'autres se trouvent sur les deux.
Pour ce qui est de la musique, quand on écoute le CD, il y a bien sur trop de style différent pour pouvoir tout aimer mais cela peut quand même être un petit trésor pour certains fans :
On y trouve le fameux Hey You de Madonna, chanson totalement inédite dans l'esprit de l'album American Life (ce qui annonce peut-être un nouvel album de la même qualité). Les Foo Fighters interprètent Times Likes Theses, un titre très simple aux mélodies entraînante. On s'étonne de voir Metallica dans ce concert de "Pop Music", mais ils sont très souriant et ne font pas tâche. Roger Waters (il ne fallait pas rêver de revoir les Pink Floyd comme dans le Live 8) met le feu en enchaînent The Happiest Days Of Our Lives et Another Brick In The Wall part. 2 comme dans The Wall. Chris Cornell ne défend pas vraiment sa carrière solo en jouant Black Hole Sun de son ancien groupe Soundgarden (et ça nous fait regretter Audioslave).
The Police et Genesis, ces deux formations récemment reformés, font également partis du spectacle, ce qui prouve l'intérêt de l'album pour les fans.
Cependant, ne vous précipiter pas pour l'acheter car on se passerait bien de groupes comme Linkin Park, Keane où encore les Beastie Boys qui sont tout simplement ridicules.
Sympa mais pas indispensable.

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# Posté le samedi 09 février 2008 13:15

Modifié le lundi 16 juin 2008 11:03

PINK FLOYD : Oh By The Way (EMI)

PINK FLOYD : Oh By The Way  (EMI)
Un magnifique coffret qui devrait ravir les collectionneurs. Les 14 albums du Floyd s'y trouve en format CD et pochette mini-vinyle. Bon... rien de nouveau musicalement : on aurait préféré la sortie d'un album live de la grande époques, mais la beauté de l'objet fait que l'on craque pour le voir dans sa discothèque.

Revenons donc à ces opus un par un :

- The Piper At The Gates Of Dawn (1967)

Seul album avec la formation d'origine (Syd Barrett (guitare) / Roger Waters (basse) / Rick Wright (clavier) / Nick Mason (batteries)) et sûrement un des meilleurs de tout les temps. Les compositions et les paroles de Syd Barrett nous font revivre le "Summer of Love" de 1967 et des titres comme Astronomy Domine, Matilda Mother et Interstellar Overdrive sont de vrais chef-d'oeuvres. Mais Syd devient incontrolable, sa forte consommation de LSD et d'acides oblige les autres membres du groupe à se séparer de lui.

- A Saucerful Of Secrets (1968)

Syd Barrett est remplacé par le sublime David Gilmour qui se veut être un meilleur guitariste et un meilleur chanteur. Cependant, ce deuxième album manque de puissance par rapport au premier. On notera que le titre Jugband Blues est signé Barrett.

- More (1969)

Dans cet album on a enfin LE son de la nouvelle formation, ce qui manquait à son prédécesseur. Des chansons comme Cymbaline et A Spanish Piece reste parmi les meilleur titres de cette périodes. Le single tiré de l'album est The Nile Song (sorti seulement en France), il est considéré comme le premier single hard-rock.

- Ummagumma (1969)

Ce double album ( 1 live et 1 studio ) est plutôt moyen. Le live, comme on pouvait s'y attendre, est trés bon. L'album studio part d'une bonne idée mais le résultat n'est pas génial. On s'ennuie à mourir en écoutant The Grand Vizier's Garden Party de Nick Mason et on est très déçu des titres de Roger Waters, on aurait cru mieux de lui.

- Atom Heart Mother (1970)

Celui-là il rattrape bien Ummagumma. La mystérieuse chanson-titre est vraiment bien foutue car elle dure quand même 25 minutes. Les autres titres (plus court) sont aussi de belles réussites mais sont plus simples que les morceaux habituels des Floyd.

- Meddle (1971)

Dans le même esprit que Atom Heart Mother, ce disque est une nouvelle réussite. Le titre Echoes est construit sur une note répétée pendant tout le morceau et les mélodies sont vraiment... je ne sais pas comment dire.

- Obscured By Clouds (1972)

Pas grands choses à dire sur celui-là, les chansons sont très simples et ouvertes au grand public. Mais attention, un petit truc comme ça annonce l'arrivée du monstre Dark Side.

- The Dark Side Of The Moon (1973)

Le plus grand succés des Pink Floyd. Peut-être leur meilleur. Toutes les chansons sont parfaites. L'album commence par des battements de coeur et explose quand les premiers accords de Breathe résonnent dans l'atmosphère sombre donnée par Speak To Me. La merveilleuse voix de Clare Torry dans The Great Gig In The Sky termine la première face en apothéose. Ensuite arrive le hit internationale Money où des bruits de pièces de monnaies servent de boîte à rythme. L'album se termine avec le grandiose Brain Damage qui s'enchaîne avec Eclipse. Les textes très personnel de Roger Waters ( Time, Us And Them ) sont tellement fascinant que le groupe décide de les imprimer en intégralité sur la pochette (cette méthode est rare à l'époque). Aujourd'hui, une moyenne a été calculée comme quoi 1 foyer sur 6 dans le monde possède cette album.

- Wish You Were Here (1975)

Après a bombe The Dark Side Of The Moon, les Pink Floyd doivent sortir un album à la hauteur. C'est chose faite avec Wish You Were Here. L'enregistrement a été perturbé à cause de la venue de Syd Barrett lors d'une séance. Cela fait presque 10 ans que Nick Mason ne l'a pas revu et il éprouve une forte peine pour son ami qui est complètement ravagé par sa prise d'acides. Certains fans diront que "l'album est marqué par l'absence et la présence de Barrett". Sinon, le jeu de guitare de Gilmour est à son meilleur jour. La chanson Shine On You Crazy Diamond est un exemple type de la musique progressive floydienne.

- Animals (1977)

En 77 c'est le Punk qui envahi London, et le slogant "I hate Pink Floyd" lancé par les Pistols n'est pas un bon signe pour assurer le succès commercial de Animals. En effets, les premières places des charts sont occupées par les Sex Pistols, le Clash et Patti Smith, mais les Pink Floyd ne s'inquiète pas : ils avaient la même mentalité en 1967. Quand l'album sort, il devient n°1 et c'est normal, il est bien plus passionnant que tout les 45 tours keupons qui sortent en masse chez tout un tas de labels indépendants. Une fois de plus, les mélodies sont d'une efficacité ultime (Dogs, Pigs On The Wing), la chanson Pigs (Three Different Ones) donne un avant goût de The Wall.

- The Wall (1979)

Que dire sur le meilleur opera-rock depuis Tommy ? Waters, Gilmour, Mason et Wright ont un sacré projet : ils veulent que The Wall se fasse en trois parties : un album, une tournée, un film. Ils engagent le fameux Bob Ezrin comme producteur. Pendant l'enregistrement, le morale est au plus bas et le groupe se sépare mais se reforme rapidement. C'est surtout entre Roger Waters et Rick Wright que les tensions sont fortes, ce dernier reproche au premier de vouloir tout contrôler. Malgré ces petits incidents, le double-album sort après presque un an de travail (très pénible). S'il y a au moins 1 chanson des Pink Floyd qu'il faut entendre c'est Comfortably Numb (une de mes chansons préférée). La tournée (1980-81) sera une catastrophe : pendant le show les roadies doivent monter et démonter un immense mur en fausse briques (Another Brick In The Wall) et cela devient physiquement impossible. Seulement 17 prestations live de The Wall seront faites. Et enfin le film (1982) avec Bob Geldof est culte. Voilà le projet The Wall aura duré de 1979-1982.

- The Final Cut (1983)

Les relations Waters/Wright explosent : Richard Wright quitte le groupe. Les Pink Floyd ne sont plus que trois mais décident malgré tout d'enregistrer un nouvel opus (les parties claviers seront faites par un certain Michael Kamen). Roger Waters produit et écrit intégralement l'album ; il veut le dédier à son père (un ancien combattant). Il assure également toutes les parties vocales. Tout ça contrarie évidement Gilmour, il ne chante pas et ses compositions sont refusées, et de nouvelles tensions montent entre Waters et le guitariste. Cela dit, on ne peut pas dire que The Final Cut soit mauvais. C'est sûr qu'il manque la chaleur de David Gilmour mais des chansons comme Two Suns In The Sunset et The Fletcher Memorial Home sont exceptionnelles. Après ça, Roger Waters décident de partir en tournée solo : il ne jouera plus avec les Pink Floyd jusqu'en 2005.

- A Momentary Lapse Of Reason (1987)

David Gilmour et Nick Mason décident d'enregistrer un album sans Waters. Ce dernier leur fera d'ailleurs subir un procès pour avoir utilisé le nom Pink Floyd sans son accord. Bref... Même sans lui, l'album est une grande merveille. Dave Gilmour refait appelle à Bob Ezrin et ils se chargent tout les deux de la production. Pour la première fois depuis 10 ans l'enregistrement se passe bien d'un point de vu ambiance. Rick Wright fait même une apparition en tant que special guest. La basse est confiée à Tony Levin encore inconnu du grand public.
Dès le début de Signs Of Life, on entre totalement dans l'esprit Pink Floyd. Learning To Fly est pour moi un hymne du groupe.Terminal Frost est virtuose et le son de la guitare de Gilmour est magique. Pendant la tournée Rick Wright est officiellement retour dans le groupe mais cette nouvelle version du Floyd n'est pas encore à son apogée.

- The Division Bell (1994)

Après l'échec commercial de A Momentary Lapse Of Reason, les grandes tournées de Roger Waters et même pas un album solo de Dave Gilmour, les Pink Floyd semblent vraiment mort. Ces derniers rentrent au studio Britannia Row en 1993 pour enregistrer les premières prises d'un album qui sera sans doutes l'un de leurs meilleurs. Après ces démos, les Floyd vont dans le studio personnel de David Gilmour où ils seront accompagnés du bassiste Guy Prall déjà présent sur le live de la tournée précédente. Le résultat est sublime, du Pink Floyd dans toute sa splendeur, même sans Waters. High Hopes est diffusés en boucle sur les radios et sur MTV. La tournée qui suit est aussi un triomphe. En plus de tout les classiques du groupes, l'intégralité de The Dark Side Of Moon est interprété pendant le show. Tout cela est immortalisé dans le live Pulse.

Plus de nouvelle des Pink Floyd depuis 1994 mise à part leur apparition au Live 8 à Londres en 2005.

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# Posté le mardi 12 février 2008 09:15

Modifié le lundi 16 juin 2008 11:03

IRON MAIDEN : Live After Death (EMI)

IRON MAIDEN : Live After Death (EMI)
Enfin la suite du DVD The Early Days sorti en 2005 qui retraçait l'histoire du groupes jusqu'en 1984. Ce double-DVD là ne parle que de 1985. Après le triomphale album Powerslave Iron Maiden part pour le World Slavery Tour, sans doutes l'une des tournées les plus importante de l'histoire du rock. La mise en scène des concerts est comparable à n'importe quel show d'Alice Cooper.
Et le Live After Death dans tout ça ? Le fameux concert du Long Beach Arena à Los Angeles est toujours ce putain de concert qu'on avait l'habitude d'entendre sur disque. Les tubes sont présent (Run To The Hills, The Trooper, Aces High), des chansons plus complexes pour les fans les plus exigeant (Hallowed Be Thy Name, Rime Of The Ancient Mariner) et les petites perles pour les fans de la première heure (Running Free, Santuary). C'est vraiment cette période de Maiden qui a fait d'eux l'un des groupes maîtres du hard rock et bordel de merde : ils sont vraiment trop bons musicalement (oui, ils jouent un peu trop bien à mon goût) et les mélodies sont tueuses.
Mais on a pas attendu 3 ans juste pour des images ajoutés sur une musique que l'on connaissait déjà, le deuxième DVD offres de grands trésors : le making of de l'album et de la tournée (History Of Iron Maiden part. 2), d'autres extraits de concerts de la tournée (dont la prestation aux festival Rock In Rio '85 et le concert en URSS) et encore pleins d'autres choses.
Indispensable pour les amateurs de rocker aux cheveux longs et aux pantalons de cuirs ultra serrés !

# Posté le samedi 23 février 2008 16:15

Modifié le samedi 07 juin 2008 13:07

IGGY POP : Acoustics Ko (skydog)

IGGY POP : Acoustics Ko (skydog)
Il y a 1 an, Iggy Pop reformait ces Stooges pour donner naissance à l'excellent The Weirdness et on aurait pu s'attendre à un album live de la tournée. C'est bien une sorte de live qui sort (chez son label français Skydog) mais avec Iggy seul avec une guitare et ce sont des enregistrements qui dates du début des années 90. Cela-dit, l'Iguane ne se fout pas de notre gueule : 1 CD de 10 démos + 1 DVD live. Musicalement c'est vrai que ça change un peu mais en fait Iggy est toujours le punk ultime. Exemple : il tape sur ses cordes comme un Steve Jones qui n'aurait pas eu sa dose et il casse deux cordes pendant les deux premières chanson (et ça le fait rire), mais ce n'est pas cela le pire, il ne change pas de guitare et continu son truc et toujours en tapant sur ces cordes et en augmentant le volume de son Marshall (jusqu'à 11 ah ah ah). Même si c'est un disque solo l'esprit des Stooges est bien présent, les chansons aussi (I Wanna Be Your Dog, Down On The Street, 1969, LA Blues, Loose). Nous avons également le droit à ses meilleurs titres dont Social Life et Brick By Brick mais surtout à sa fameuse reprise de Louie Louie déjà présent dans le Mettalic K.O. paru sous le même label. Cette album est un truc qui à de quoi ravir les fans mais sûrement pas le grand public.

"It's 1969 baby".

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# Posté le mardi 25 mars 2008 18:19

Modifié le samedi 07 juin 2008 13:09